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Le livre du voyage
Prom Nights from Hell
The Collapse of Western Civilization: A View from the Future
Le Jeûne
Le petit guide de la cure de raisin
Le Libraire De Selinonte
Benedict Cumberbatch: The Biography
Exploration Fawcett: Journey to the Lost City of Z
Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire
Le tour du monde en 80 jours
Professeur Cherche élève Ayant Désir De Sauver Le Monde
Elif Gibi Sevmek
Hikâyem Paramparça
The Enchantress of Florence
Anglais BTS 1re & 2e années Active Business Culture
Réussir le commentaire grammatical de textes
Epreuve de traduction en anglais
Le commentaire littéraire anglais - Close Reading
Réussir l'épreuve de leçon au CAPES d'anglais - Sujets corrigés et commentés
Le pouvoir politique et sa représentation - Royaume-Uni, Etats-Unis


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lundi 30 avril 2012

Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part - Anna Gavalda

“Quand j'arrive à la gare de l'Est, j'espère toujours secrètement qu'il y aura quelqu'un pour m'attendre. C'est con. J'ai beau savoir que ma mère est encore au boulot à cette heure-là et que Marc est pas du genre à traverser la banlieue pour porter mon sac, j'ai toujours cet espoir débile [...] Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part... C'est quand même pas compliqué.”
―Anna Gavalda - Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part

samedi 28 avril 2012

Hygiène de l'assassin - Amélie Nothomb

"-Du sang dans l'eau.
-Juste ciel, c'est exact. Imaginez mon choc: l'intrusion brutale de cette couleur rouge et chaude au coeur de tant de lividités - l'eau glaciale, la noirceur chlorotique du lac, la blancheur des épaules de Léopoldine, ses lèvres bleues comme du sulfate de mercure, et puis surtout ses jambes dont les imperceptibles épiphanies évoquaient, par leur lenteur insondable, quelque caresse hyperboréenne. Non, il était inadmissible qu'entre ces jambes-là, il puisse y avoir la source d'un épanchement répugnant."
Hygiène de l'assassin - Amélie Nothomb

Quand souffle le vent du nord - Daniel Glattauer

"Mon premier rendez-vous était une sorte de défi à votre adresse, Emmi. Mais ensuite, j'ai vite compris ce qui faisait la différence entre elle et vous. Vous, Emmi, vous n'osez même pas décrire votre piano, car elle n'a rien à faire dans mon monde. Mia, elle se penche à cinquante centimètres de moi au-dessus d'une minuscule table, et enroule des spaghettis au pesto autour de sa cuiller. Quand elle tourne la tête sut le côté, je sens le souffle d'air qu'elle provoque. Je peux la voir, l'entendre, la toucher, la sentir. Mia est matière. Emmi est imagination. Les deux ont des avantages et des inconvénients. Je vous souhaite une agréable soirée, votre Leo."
Quand souffle le vent du nord - Daniel Glattauer

vendredi 20 avril 2012

Le Turquetto - Metin Arditi

Se pourrait-il qu’un tableau célèbre – dont la signature présente une anomalie chromatique – soit l’unique oeuvre qui nous reste d’un des plus grands peintres de la Renaissance vénitienne : un élève prodige de Titien, que lui-même appelait “le Turquetto” (le petit Turc) ?
Metin Arditi s’est intéressé à ce personnage. Né de parents juifs en terre musulmane (à Constantinople, aux environs de 1519), ce fils d’un employé du marché aux esclaves s’exile très jeune à Venise pour y parfaire et pratiquer son art. Sous une identité d’emprunt, il fréquente les ateliers de Titien avant de faire carrière et de donner aux congrégations de Venise une oeuvre admirable nourrie de tradition biblique, de calligraphie ottomane et d’art sacré byzantin. Il est au sommet de sa gloire lorsqu’une liaison le dévoile et l’amène à comparaître devant les tribunaux de Venise…
Metin Arditi dépeint à plaisir le foisonnement du Grand Bazar de Constantinople, les révoltes du jeune garçon avide de dessin et d’images, son soudain départ... Puis le lecteur retrouve le Turquetto à l’âge mûr, marié et reconnu, artiste pris dans les subtilités des rivalités vénitiennes, en cette faste période de la Renaissance où s’accomplissent son ascension puis sa chute.
Rythmé, coloré, tout en tableaux miniature, le livre de Metin Arditi convoque les thèmes de la filiation, des rapports de l’art avec le pouvoir, et de la synthèse des influences religieuses qui est la marque particulière du Turquetto.
Né en Turquie, familier de l’Italie comme de la Grèce, Metin Arditi est à la confluence de plusieurs langues, traditions et sources d’inspiration. Sa rencontre avec le Turquetto ne doit rien au hasard, ni à l’histoire de l’art. Car pour incarner ce peintre d’exception, il fallait d’abord toute l’empathie – et le regard – d’un romancier à sa mesure.

mercredi 18 avril 2012

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran - Eric-Emmanuel Schmitt


"Tous les jours je fixais les yeux de monsieur Ibrahim et ça me donnait du courage.
Après tout, c’est qu’un Arabe !
- Je ne suis pas arabe, Momo, je viens du Croissant d’Or.
J’ai ramassé mes commissions et je suis sorti, groggy, dans la rue. Monsieur Ibrahim m’entendait penser ! Donc, s’il m’entendait penser, il savait peut-être aussi que je l’escroquais ?
Le lendemain, je ne dérobais aucune boîte mais je lui demandais :
- C’est quoi le Croissant d’Or ?
J’avoue que, toute la nuit, j’avais imaginé monsieur Ibrahim assis sur la pointe d’un croissant d’or et volant dans un ciel étoilé.
- Cela désigne une région qui va de l’Anatolie jusqu’à la Perse, Momo.
Le lendemain, j’ajoutai en sortant mon porte-monnaie :
- Je ne m’appelle pas Momo, mais Moïse.
Le lendemain, c’est lui qui ajouta :
- Je sais que tu t’appelles Moïse, c’est bien pour cela que je t’appelle Momo, c’est moins impressionnant.
Le lendemain, en comptant mes centimes, je demandai :
- Qu’est-ce que ça peut vous faire à vous ? Moïse c’est juif, c’est pas arabe.
- Je ne suis pas arabe Momo, je suis musulman.
- Alors pourquoi on dit que vous êtes l’arabe de la rue, si vous êtes pas arabe ?
- Arabe, Momo, ça veut dire « ouvert de huit heures du matin jusqu’à minuit et même le dimanche » dans l’épicerie.
Ainsi allait la conversation. Une phrase par jour. Nous avions le temps. Lui, parce qu’il était vieux, moi parce que j’étais jeune ? Et un jour sur deux, je volais une boîte de conserve."
Eric-Emmanuel Schmitt - Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran

mardi 17 avril 2012

Stop What You're Doing and Read This!

In any 24 hours there might be sleeping, eating, kids, parents, friends, lovers, work, school, travel, deadlines, emails, phone calls, Facebook, Twitter, the news, the TV, Playstation, music, movies, sport, responsibilities, passions, desires, dreams.


Why should you stop what you're doing and read a book?


People have always needed stories. We need literature - novels, poetry - because we need to make sense of our lives, test our depths, understand our joys and discover what humans are capable of. Great books can provide companionship when we are lonely or peacefulness in the midst of an overcrowded daily life. Reading provides a unique kind of pleasure and no-one should live without it.


In the ten essays in this book some of our finest authors and passionate advocates from the worlds of science, publishing, technology and social enterprise tell us about the experience of reading, why access to books should never be taken forgranted, how reading transforms our brains, and how literature can save lives. In any 24 hours there are so many demands on your time and attention - make books one of them.


Carmen Callil - Tim Parks - Nicholas Carr - Michael Rosen - Jane Davis - Zadie Smith - Mark Haddon - Jeanette Winterson - Blake Morrison - Dr Maryanne Wolf & Dr Mirit Barzillai